En Belgique, on a pris la facheuse tendance a attribuer a chaque activite sportive, intellectuelle ou professionnelle la paire de chaussures adequate. Et Dieu sait que c'est pas simple tous les jours de pouvoir se targuer d'avoir fait le bon choix (la meilleure qualite pour le meilleur prix avec tous les criteres qui doivent etre pris en compte).
Ainsi, que connaissez-vous en matiere de chaussures de voile. A pouf, je dirais qu'une chaussure de type Dockside doit etre la plus adequate. Une semele aggripante, qui tient bien au pied, qui ne craint ni le sel ni l'eau, suffisamment aeree pour le pas incommoder l'equipage, que sais-encore?
Pour faire du velo, assuremment, les quelques profanes que je connais vous repondront, une chaussure avec un clip en dessous ne craignant pas d'etre mouillee, bonne aeration, solide..etc.
Plus facile, pour la peche, que mettriez-vous? des bottes evidemment. Bien qu'on peut compliquer la chose en pechant en riviere, il faudra "des wadhers" avec des chaussures types bottines dont la semelle en feutre permettra de ne pas glisser sur les cailloux au fond de l'eau.
Vous vous en rendez compte deja, on peut etendre ces exemples a ce que l'on veut, et la ou nous prenons exemples, les australiens mettent en application et ont du trouver une solution plus appropriee. Pourquoi se borner a trouver une chaussure differente a chaque activite alors qu'un seul modele suffit a tout. C'est la que les chercheurs de la Nasa, les chercheurs russes, les eminences de la podologie et de l'energie cynetique, se sont reuni au grenelle de la chaussure parfaite et ont trouves. Non, ce n'est pas de la tongue qu'il s'agit (bien que tout le monde ici en porte), non et non, depuis quelque temps deja, la technologie actuelle a su devoiler la perfection tant les applications de cette chaussure sont variee. Qu'il s'agisse de faire du freeride en trottinette dans les skate-parcs, pecher en mer, faire du VTT, cuisiner dans son restaurant, sauver les pieds de infiermieres ou monter a cheval, la Crocs est venue, elle a vu et elle a vaincu.
Desormais sur le sol Australien, grouille une multitude de gros pieds couleur shewing gum. Parfois on s'attendrait presque a voir jaillir une grosse bulle vertes (cfr Rabi Jacob).
Et hop, c'est parti pour l'Australie. Un blog de voyage (encore un) pour Cécile et Christophe, 6 mois minimum pendant lesquels on reprend un rythme de vie qui nous plait. Pas de métro-boulot-dodo, juste la découverte et le plaisir de voyager.
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vendredi 22 janvier 2010
lundi 7 décembre 2009
C'est tendance...
Peu nombreux en Belgique sont les partisans de cette discipline ou de ce mode de vie pour certains. D'aucun diront que c'est ringuard, ou pèquenot. Pourtant ici au pays des Marsupiaux, le camping ne compte plus le nombre effroyable d'adeptes. Et si certains évoqueront un climat encourageant, je ne les contredirai pas, par contre il faudra que j'appuye cette réflexion par un "je dirais même plus, c'est un must".
Les australiens semblent ne rien envier à nos chers voisins hollandais qui ont pourtant un beau palmarès en terme d'équipement dans le nomadisme intermitant.
Ici, les camping sont à eux seuls un salon de l'automobile impressionnant. Surtout le palais "véhicule type 4x4". Et n'allez pas croire qu'il s'agit du vieux 4x4 tout deglingué, Audi Q7, Hummer H2, H3 et autres babioles du genre sont monnaie courante. En général, les australiens viennent griller les steaks et vider leurs packs de bières entre amis le we et visiblement c'est la grosse frime de pouvoir sortir du coffre le plus de sièges, tables, tentes, matos de cuisine, vélos, ballons, batte de cricket, Cannes à pêche etc. Pour le jour et demi qui va suivre. Les plus chics ont carrément la charette qui se déplie en maison 6 chambres, 3 salle de bains, piscine, garage double et que sais-je encore...

Autre observation, l'installation de son emplacement débute par la mise des glaçons dans le frigo box et se termine officiellement soit par de la musique plein tube, soit par le lever du drapeau australien qui doit flotter sur un coin de la tente bien sur.
Notons au passage qu'un bon camping est un camping qui hume la saucisse grillée et le Bacon aux petites heures. Ici les installations standards comprennent des barbecues électriques gratuits (ça évite de faire trop de feu de bois dangereux en cette saison). Du coup tout le monde y met de sa petite potion pour nous faire baver dès que l'heure de la pitance approche. Autant dire que les premiers jours, avec nos salades, pas besoin de vous dire qui étaient les pèquenots.
Depuis lors, on se rattrape croyez-moi: materiel flambant neuf made in Ikea, cuisinière au gaz type Australienne dernier cri en provenance directe de chez Aldi (oui messieurs dames et 17AUD, une ruine), des bacs bourrés de victuailles et surtout…surtout n'oublions pas la bagnole!

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Les australiens semblent ne rien envier à nos chers voisins hollandais qui ont pourtant un beau palmarès en terme d'équipement dans le nomadisme intermitant.
Ici, les camping sont à eux seuls un salon de l'automobile impressionnant. Surtout le palais "véhicule type 4x4". Et n'allez pas croire qu'il s'agit du vieux 4x4 tout deglingué, Audi Q7, Hummer H2, H3 et autres babioles du genre sont monnaie courante. En général, les australiens viennent griller les steaks et vider leurs packs de bières entre amis le we et visiblement c'est la grosse frime de pouvoir sortir du coffre le plus de sièges, tables, tentes, matos de cuisine, vélos, ballons, batte de cricket, Cannes à pêche etc. Pour le jour et demi qui va suivre. Les plus chics ont carrément la charette qui se déplie en maison 6 chambres, 3 salle de bains, piscine, garage double et que sais-je encore...

Autre observation, l'installation de son emplacement débute par la mise des glaçons dans le frigo box et se termine officiellement soit par de la musique plein tube, soit par le lever du drapeau australien qui doit flotter sur un coin de la tente bien sur.
Notons au passage qu'un bon camping est un camping qui hume la saucisse grillée et le Bacon aux petites heures. Ici les installations standards comprennent des barbecues électriques gratuits (ça évite de faire trop de feu de bois dangereux en cette saison). Du coup tout le monde y met de sa petite potion pour nous faire baver dès que l'heure de la pitance approche. Autant dire que les premiers jours, avec nos salades, pas besoin de vous dire qui étaient les pèquenots.
Depuis lors, on se rattrape croyez-moi: materiel flambant neuf made in Ikea, cuisinière au gaz type Australienne dernier cri en provenance directe de chez Aldi (oui messieurs dames et 17AUD, une ruine), des bacs bourrés de victuailles et surtout…surtout n'oublions pas la bagnole!

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vendredi 27 novembre 2009
Il arrive!!! Préparez-vous.
C'était dans l'air depuis notre arrivée, point de repos sur ce continent, une fois octobre entamé, les magasins prennent tous les traditionnelles couleurs, celles là même qui font tinter les petites clochettes dans nos têtes :
Oui, le vert et le rouge velours ont aussi leur places ici. Et pour les irréductibles qui ne peuvent s'empêcher de penser que Noël sous l'écrasant soleil d'Australie, ne peut être qu'un ersatz de l'islandais, sachez qu'ici, on ne ménage pas ses efforts pour faire oublier qu'un palmier n'est pas un sapin.
Depuis octobre c'est une machination infernale qui s'en prend à tous les rouages de l'économie Australienne.
A croire que l'australie est à Noël ce que Le Prince de Gonzague est à Lagardère.
S'il peut s'agir d'une banale guirlande dans un arbre, ou d'une confiserie vendant des petites cannes torsadées de rouge et de blanc sous 35° à l'ombre, c'est aussi fortuitement que l'on découvre un ferry (nous amenant sur une île) arborant une magnifique couronne de Noël, ou le fameux "let it snow" de Sinatra résonnant discrètement dans un ascenceur public (qui nous cuit sur place car il est exposé au soleil). On ne citera pas, les promotions pour dindes surgelées, les avertissements divers rappelant qu'un bon Noël se passe au restaurant et que les places sont rares ("Réservez maintenant, demain il sera trop tard!" en octobre), les gâteaux signé "Merry Christmas" envahissent les rayons (1 mois et demi avant la cuisson de la dinde). Etc. Etc.
Mais tout ceci n'était qu'un prémice à la suite car si l'on se demande comment le père Noël parvient à prendre commande et livrer la terre entière en une nuit, j'ai déjà deux éléments de réponse.
1. Le décalage horaire est un incontestable outil qui n'a plus aucun secret pour la "Noël & Co" : Je suppose donc que Cécile et moi serons livrés 9 ou 10 heures avant la Belgique (décidément ces Australiens n'ont que des avantages! Tudieu!).
2. Le Père Noël en personne vient prendre les commandes sur ce nouveau continent bien avant les autres. Alors qu'en Belgique, il doit impérativement patienter le passage de la "St Nicolas fever" pour passer à l'action, ici, c'est "Feu vert et effet Kiss-cool" depuis deux mois. C'est ainsi que nous avons pu rencontrer l'intéressé (salopette et manteau de velours toute de fourrure blanche ornée. Le pauvre gars!), il y a quelques jours, prenant note de tous les désidératas des bambins en maillot et sandales couverts de crème solaire 30+ comme il se doit ici.
Ne vous étonnez donc pas si, au rebord de votre cheminée dans un mois, vous trouvez un peu de sable blanc; le père Noël en a plein ses bottes (au sens propre comme au figuré), et n'est qu'au milieu de sa tournée.






nb: faut reconnaître qu'ils savent y faire ces bouffeurs de bananes!
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Oui, le vert et le rouge velours ont aussi leur places ici. Et pour les irréductibles qui ne peuvent s'empêcher de penser que Noël sous l'écrasant soleil d'Australie, ne peut être qu'un ersatz de l'islandais, sachez qu'ici, on ne ménage pas ses efforts pour faire oublier qu'un palmier n'est pas un sapin.
Depuis octobre c'est une machination infernale qui s'en prend à tous les rouages de l'économie Australienne.
A croire que l'australie est à Noël ce que Le Prince de Gonzague est à Lagardère.
S'il peut s'agir d'une banale guirlande dans un arbre, ou d'une confiserie vendant des petites cannes torsadées de rouge et de blanc sous 35° à l'ombre, c'est aussi fortuitement que l'on découvre un ferry (nous amenant sur une île) arborant une magnifique couronne de Noël, ou le fameux "let it snow" de Sinatra résonnant discrètement dans un ascenceur public (qui nous cuit sur place car il est exposé au soleil). On ne citera pas, les promotions pour dindes surgelées, les avertissements divers rappelant qu'un bon Noël se passe au restaurant et que les places sont rares ("Réservez maintenant, demain il sera trop tard!" en octobre), les gâteaux signé "Merry Christmas" envahissent les rayons (1 mois et demi avant la cuisson de la dinde). Etc. Etc.
Mais tout ceci n'était qu'un prémice à la suite car si l'on se demande comment le père Noël parvient à prendre commande et livrer la terre entière en une nuit, j'ai déjà deux éléments de réponse.
1. Le décalage horaire est un incontestable outil qui n'a plus aucun secret pour la "Noël & Co" : Je suppose donc que Cécile et moi serons livrés 9 ou 10 heures avant la Belgique (décidément ces Australiens n'ont que des avantages! Tudieu!).
2. Le Père Noël en personne vient prendre les commandes sur ce nouveau continent bien avant les autres. Alors qu'en Belgique, il doit impérativement patienter le passage de la "St Nicolas fever" pour passer à l'action, ici, c'est "Feu vert et effet Kiss-cool" depuis deux mois. C'est ainsi que nous avons pu rencontrer l'intéressé (salopette et manteau de velours toute de fourrure blanche ornée. Le pauvre gars!), il y a quelques jours, prenant note de tous les désidératas des bambins en maillot et sandales couverts de crème solaire 30+ comme il se doit ici.
Ne vous étonnez donc pas si, au rebord de votre cheminée dans un mois, vous trouvez un peu de sable blanc; le père Noël en a plein ses bottes (au sens propre comme au figuré), et n'est qu'au milieu de sa tournée.






nb: faut reconnaître qu'ils savent y faire ces bouffeurs de bananes!
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vendredi 20 novembre 2009
The "Thing" thing
S'il est un mot que l'on devrait apprendre dans toutes les langues, et si on me demandait lequel je choisirais pour m'en sortir le mieux lors d'une immersion dans une langue étrangère, je crois que je choisirais : "Truc".
Je redécouvre sa version anglosaxonne avec un émerveillement à peine masqué.
Un zeste d'imagination, une pincée de culot, et l'on parvient à l'utiliser de mille façons.
Ainsi, une prise électrique devient : "Le truc électrique que l'on met dans le truc qui est dans le mur avec trois trous (en Australie, il y a trois trous) et qui permet de mettre de l'électricité dans ce truc." Ma version préférée tiens dans ces quelques mots (traduits de l'anglais dans le texte, bien entendu) : "Comment tu appelles ce truc?" en pointant du doigt ou en présentant tel ou tel rareté comme un pistolet à graisser - très utile - ou la fameuse tirelire en forme de cochon (non c'est pas "money box"), ou encore le fameux porte rouleau de papier de toilette. Enfin ce genre de "trucs" (vous voyez comme c'est utile) si important qu'on se demande comment on ne les connait pas.
En conclusion : Le schtroumpf du schtroumpf quand ça schtroumpf bien c'est d'utilisier le schtroumpf à bon schtroumpf sans trops schtroumpfer les schtroumpfs sous peine de ne pas se faire schtroumpfer et de perdre son schtroumpf dans le schtroumpf.
C'est schtroumpfs?
PS : papa tu peux remplacer Schtroumpf par Scroumpf si tu ne comprend pas.
Toche
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mercredi 18 novembre 2009
Not' char
C'est pas peu fiers que nous vous présentons aujourd'hui notre destrier, notre compagnon pour nos actuelles et futures escapades, notre couchette roulante lors de nos bivouacs improvisés ou non, notre solution à tous nos problèmes de transport, notre investissement le plus conséquent depuis le début de cette aventure, j'ai nommé notre "Pajero V6 GLX 3000" flambante presque neuve. Impossible de rester de glace face à un titre ronflant tel que celui-ci. Je sais, ça l'a fait pour nous aussi. Et encore je n'ai pas mentionné qu'elle n'a de rouille nulle part, normal c'est une jeunotte, enfin elle est plus jeune que moi quoi. Non, 1994, c'est pas si vieux et puis au moins elle a de l'expérience. Elle a pas quitté le continent mais elle a quand même fait 8,5 fois le tour de la terre qui, à lui seul ne fait que 40.000 malheureux kilomètres. Autant dire qu'elle sort du garage (au sens propre comme au figuré je crois). Bref après avoir glanés les annonces, et l'avoir testée (quand même), on s'est décidés et en une journée pratiquement l'affaire était bouclée.
Alors pourquoi ce choix, un 4x4? Oui ça consomme plus, oui on aurait pu prendre un minivan, oui on aurait pu prendre une Ford Falcon comme tous bon backpacker, oui oui oui...
Mais en fait non. Plusieurs raisons :
1. C'est la mega frime (il parait que je ressemble à "Papy Henri")
2. On peut dormir dedans et avoir nos affaires en dessous de nous sans rien bouger (comme ds le minivan, mais pas dans la Ford Falcon break)
3. On peut aller sur les îles et dans les parcs nationaux où, tout ce qui n'est pas 4x4 (hormis les deux roues), n'est pas accepté
4. Pour la consommation, 10 litres/100km c'est beaucoup mais pas excessif, sachant que l'essence est à 1,20$/l (env. 0,70€/l), on devrait pas trop en souffrir.
By the way, digne fils de son père, je me suis empressé de bricoler une couchette avec une planche quelques vis et des bouts de bois. Le résultat est épatant, il nous tarde de trouver le matelas adéquat pour tester la chose. En attendant nous logeons dans une ferme pour laquelle nous travaillons 4 heures par jour. Mais on expliquera ça plus en détail dans une prochaine note.
Bon maintenant une ou deux photos pour concrétiser la bête:


En vous remerciant, au revoir et :
"On the road again!!"
Alors pourquoi ce choix, un 4x4? Oui ça consomme plus, oui on aurait pu prendre un minivan, oui on aurait pu prendre une Ford Falcon comme tous bon backpacker, oui oui oui...
Mais en fait non. Plusieurs raisons :
1. C'est la mega frime (il parait que je ressemble à "Papy Henri")
2. On peut dormir dedans et avoir nos affaires en dessous de nous sans rien bouger (comme ds le minivan, mais pas dans la Ford Falcon break)
3. On peut aller sur les îles et dans les parcs nationaux où, tout ce qui n'est pas 4x4 (hormis les deux roues), n'est pas accepté
4. Pour la consommation, 10 litres/100km c'est beaucoup mais pas excessif, sachant que l'essence est à 1,20$/l (env. 0,70€/l), on devrait pas trop en souffrir.
By the way, digne fils de son père, je me suis empressé de bricoler une couchette avec une planche quelques vis et des bouts de bois. Le résultat est épatant, il nous tarde de trouver le matelas adéquat pour tester la chose. En attendant nous logeons dans une ferme pour laquelle nous travaillons 4 heures par jour. Mais on expliquera ça plus en détail dans une prochaine note.
Bon maintenant une ou deux photos pour concrétiser la bête:


En vous remerciant, au revoir et :
"On the road again!!"
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